
le jour goûterait humide
le froid transpercerait mes os
dans la barraque
au bout de la ville
des livres à l’horizon
des titres obscurs
des titres dorés
filtrer, puis un titre trouvé
la chasse au trésor terminée

Devant l’étang
artificiel je n’attends
pas grand-chose
pourtant
les débris scintillent
(tout dépend de l’angle)

regard embué
à la surface de l’eau
brillante, le froid craque

Se fondre et renaître
dans les coincidences de l’eau,
de l’étang, dans ses ombres,
et ne presque plus être,
là, dans une étrange peau,
humide dans la pénombre