
les syllabes s’allongent
jusqu’au plus profond du cœur
un peu plus humain

sérieusement sécréter des pensées abstraites pour embaumer le porche frisquet de juillet, dériver des rimes immatures pour parfaire l’ordre des blessures.

on aurait dit un cahier, qui se serait rebellé, un cahier étrangement ligné, pour écrire de travers, des histoires pour faire rire aux larmes, des histoires à dormir debout, pour écrire à l’envers, des mots qui retiennent les larmes, des histoires qui touchent les âmes.

Dans la lenteur de l’air
l’écorce des blessures légères
se brise plus facilement
*d’abord publié en mai 2018, revu et corrigé en mai 2019