
Ce n’est pas seulement le chapeau de laine qui me décoiffe, ce sont aussi les petits mots froids, lâchés au dernier moment, les petits abandons, les petites choses comme cela.

Ce n’est pas seulement le chapeau de laine qui me décoiffe, ce sont aussi les petits mots froids, lâchés au dernier moment, les petits abandons, les petites choses comme cela.

qui s’invite anonymement sur ses épaules frêles et gelées, à peine sorties de terre, qui en ont déjà assez des manèges de l’hiver.

On marchera sur le bout des pieds pour éviter de déranger la vérité, on fermera les yeux surtout, pour ne pas voir la suite, le silence vaut presque mieux, nul n’est besoin de tout savoir, ce n’est pas pour rien que l’inconscient existe.

Un changement brusque de scène pour les mois qui viennent, au Québec pour quelques mois, j’observerai la beauté de l’hiver, souvent de l’intérieur. Toujours le même sentiment d’être enveloppée de silence, lorsque la neige arrive, un peu comme dans le désert.

Retournant en arrière
pour revisiter son passé
il cherchait la lumière
mais n’a rien trouvé
marcher dans ses propres traces
ne lui a rien donné
sans sa cuirasse
il ne sait plus où aller