
Sans parole/wordless : meme en hiver/ even though it is winter



Il était difficile de trouver une place, dans la foule, de faire une différence, n’importe laquelle, de trouver une niche, un discours dans sa cellule unique et isolée. Une fois elle se perdit dans l’anonymat de la foule sans chercher SA place, elle se perdit dans les détails. On la cherche depuis, mais on la trouve parfois.

La chaîne des événements
La chaîne autour des événements
La chaîne et les événements
La chaîne ou les événements

J’avais envie d’intituler ce billet « 50 teintes de gris », mais j’ai résisté à la tentation, bien que ce soit ce que je me suis dit en voyant ce ciel. Qui a dit que le gris est triste ? J’aime ce paysage intense qui ne laisse aucune place pour penser à autre chose. Une sorte de méditation visuelle, d’exercice de « mindfulness » sans effort. On n’a qu’à regarder.
L’autre jour, c’est le vent qui m’a fait le même effet. Les vagues s’écrasaient furieusement contre les murs de pierre, le vent soufflait avec une force que je n’avais jamais vue auparavant, tellement fort, qu’il prenait toute la place. j’ai même dû m’accrocher à un certain moment, car je craignais de m’envoler, mais je ne pouvais résister à la tentation d’admirer les vagues. Je suis rentrée de mon périple, ravie, la tête pleine de pensées et d’air frais.

Dans le port de Tenby, décembre 2018, canon, ©Sylvie Gé
Souris dans le sens des aiguilles du mardi plus gris que les sentiments camouflés dans ton plumage d’hiver.