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#4254 nouvelles ordinaires

photo: les cueilleurs de fruits et de légumes du Vanuatu semant la joie au marché du samedi matin

Le centre de Nelson est un chantier de construction bruyant et inconvénient depuis plus de six mois et rien ne changera  avant Juillet (?) 2027.Ce qui n’a pas changé, heureusement, c’est le marché du samedi matin,  toujours agréable, grâce en partie aux musiciens, amateurs ou non, qui viennent ajouter de l’ambiance aux achats du samedi. Depuis quelque temps, les cueilleurs de fruits et de légumes, qui viennent du Vanuatu, se pointent au marché autour de dix heures du matin avec leurs instruments  et font exploser la joie autour d’eux. Absolument impossible de ne pas sourire en approchant leur petit groupe. Plus tard, on les croisera aux portes des “charity shops” et autres commerces de seconde main où ils dépenseront l’argent gagné à trouver quelque chose qui plaira à tous les membres de leur famille. Je suis émue à chaque fois, de  constater que des gens qui ont si peu (selon nos critères occidentaux) arrivent à diffuser autant de joie autour d’eux.

Ouvrier

, Pres de la cathedrale a Nelson, hiver 2021, Sylvie GE

Ouvrier. On les appelles les «  tradies » en Nouvelle-Zélande, les ouvriers qualifiés qui possèdent souvent une camionnette blanche où ils mettent tous les outils dont ils ont besoin. La semaine dernière, l’un d’entre eux est venu installer une thermopompe pour en finir avec le froid dans l’appartement, une grande joie pour moi, mais je redoutais l’interruption (bien ancrée dans mes habitudes). Steve est  arrivé tôt le matin et s’est mis au travail. Il devait d’abord faire un trou dans le mur de béton. Quelques minutes plus tard, un trou parfaitement rond est apparu dans le mur. Il est venu voir le résultat, à l’intérieur et n’a pu réprimer un grand sourire à la vue du travail bien fait. Cela m’a mis en joie pendant plusieurs jours de voir quelqu’un qui fait son métier depuis vingt-cinq ans et qui éprouve toujours le même plaisir à voir le travail bien fait. Je dois malheureusement avouer que j’ai rarement fait le même constat au cours de ma carrière universitaire, de trouver un oiseau rare, toujours heureux d’exercer sa profession (mais je dois également reconnaître que les universités ont bien changé).