Chacun laisse le contour
de son passage dans le sable
plus ou moins friable,
plus ou moins impitoyable,
dans son jugement sans retour
Le dimanche soir, 18 heures 55 est l’heure télévisuelle que j’attends avec le plus d’impatience pendant la semaine. Pourquoi ? C’est la fin des infos du dimanche en Nouvelle-Zélande et, tous les dimanches, on termine le journal avec « le gentil/la gentille de la semaine » (the good sorts). Toutes les semaines, le public est invité à mettre en nomination quelqu’un de la communauté qui est gentil pour l’unique plaisir d’être gentil. La semaine dernière, le gentil de la semaine possédait un café dans une communauté où on avait dû, sans doute pour des raisons d’économie, fermer l’institution dédiée aux individus ayant des problèmes de santé mentale. Un des occupants s’étant retrouvé dans la communauté ne communiquait plus avec qui que ce soit jusqu’à ce que le gentil de la semaine (don’t j’ai oublié le prénom) lui demande de venir moudre le café, puis de servir quelques clients, ce qu’il se mit à faire, en plus de se mettre à interagir avec les clients. Tous les jours, donc, cet homme vient aider le patron, bavarder un peu avec les clients et tout le monde est content. Ces petits moments d’humanité me font toujours chaud au coeur et me mettent de bonne humeur pour la semaine qui vient.
Il y a peu de repères publics d’art maori à Christchurch. Il m’a fait plaisir de découvrir cette pièce lors d’une promenade quotidienne, devant la mairie de Christchurch. Sculptée par Fay Robinson : Pouwhema, émerge de la terre, comme l’arbre dans lequel il a été sculpté. Pouwhema symbolise les liens ancestraux des peuples de la région et raconte des histoires de bravoure et de survivance. Son titre signifie » un lieu qui réunit tous les peuples ».
J’aime toutes les formes d’art maori, polynésien d’origine, qui a développé sa propre identité au cours des siècles. Les matériaux utilisés sont toujours évocateurs (bois, jade), les tons de rouge, marron, blanc et noir, inspirants, de même que les motifs.
Pour en apprendre davantage, cliquer sur ce lien . La référence n’est pas récente mais présente les thèmes principaux et propose quelques repères utiles.
M’échapper de l’hiver britannique en février (bien qu’il ait été particulièrement doux cette année) pour aller en Espagne été salutaire. Mon corps se gorgeait du soleil et ne se rebiffait pas trop contre les températures un peu plus basses que la normale à cette époque de l’année. Le choc de l’arrivée au Québec en mars, dans un printemps qui refusait d’arriver, a été un peu plus difficile. La pensée de rentrer en Nouvelle-Zélande en avril créait cependant une sensation de bien-être, alors que la température se situe toujours autour des 20 degrés dans un automne plutôt doux. Mais ce sera l’hiver à nouveau, en juillet et mon corps se révolte et réclame un été, qu’il n’a pas eu depuis janvier 2014. Je ne peux plus le duper et lui demander d’attendre jusqu’en janvier 2016.