Archives par mot-clé : saisons

#4027 poesie*

photo : moss invading the trees during the winter season in Nelson. 

 

nous enchevêtrerons nos chemins s’il y a lieu de nous rencontrer à la croisée des saisons peut-être, imprévisibles d’ailleurs, et puis je me contente de peu : des couleurs, des ombres, des mots, des voix, des sons, non mais attends là, c’est déjà beaucoup !

*d’abord mis en ligne en août 2023, revu en 2024

#4099 Nouvelles ordinaires *

photo : un arbre automnal tout près de chez moi, à Nelson

Je me suis levée un matin, et il était là, l’automne, je veux dire, avec des arbres aux nouvelles couleurs, l’air frais du matin, le changement dans la lumière, qui rend tout un peu mélancolique. Au soleil, c’est une saison magique, mais il y a aussi la pluie qui va venir (pour laquelle les agriculteurs seront reconnaissants), les matins frisquets, les quatre saisons en vingt-quatre heures et l’addition du mérino, des chaussettes en laine, on sent le temps qui passe.

*cette catégorie s’inspire d’une citation d’Emilie Dickinson « simple news »

#4081 poesie

photo : Tata beach, je ne me lasse pas des couleurs de Golden Bay, mais il fait du bien de voir les températures baisser un peu dans la région

puis je redevins une enfant

à ce moment-

là, dans

une stupeur

bleue était la couleur

de l’événement

sous mes paupières

oui, le sable brûlait

et les vagues sentaient

le sel et les algues

et nous n’avions presque plus faim

de respirer l’été

les yeux plissés

#3018 le temps des fetes*

Je lis beaucoup d’articles sur la surconsommation, l’environnement, la fast-fashion, l’avenir de la planète et je sens une volonté de changer les choses d’une manière abstraite. Cela étant dit, à l’approche des Fêtes, malgré toutes les recettes pour un repas de Noël économique du point de vue environnemental ou autrement faisant la une, le rappel que les « charity shops » regorgent de biens qui seraient bien contents d’avoir une autre vie, que les taux d’intérêt vont continuer d’augmenter et mettront ainsi  en danger les acheteurs qui sont allés aux limites de leurs moyens, les statistiques nous disent que nous dépensons de plus en plus. Cela me donne envie d’aller passer Noël dans un désert. Il n’y en a pas à proximité, alors cette année, ce sera la plage.