
Je porterai fièrement
mes blessures
de guerre, mes bleus et mes fêlures,
mes replis, mes déchirures,
mes émois absolument

Je porterai fièrement
mes blessures
de guerre, mes bleus et mes fêlures,
mes replis, mes déchirures,
mes émois absolument

nous nous laisserions glisser, dans la peau d’un endroit désolé, où l’on tente d’économiser les voyelles des mots longs, pour en arriver à une conclusion que nous laisserions en nous-mêmes en regardant les tardives floraisons.


Des gouttes de pluie
l’automne maintenant sur les pommes
une sorte de tristesse

Outaouais, octobre 2017, parc national, canon, ©Sylvie G