
Je m’inclinerai devant le temps : une balle de laine, qui déboule de fils en fils entremêlés. Au bas de la colline, je lirai des mots très longs, qu’on ne prononce pas souvent jusqu’au dimanche. Puis je me reposerai.

Je m’inclinerai devant le temps : une balle de laine, qui déboule de fils en fils entremêlés. Au bas de la colline, je lirai des mots très longs, qu’on ne prononce pas souvent jusqu’au dimanche. Puis je me reposerai.
Evidemment qu’il fait froid, merino, laine, coton, etcetera, l’attirail habituel des matinées du mois de juin. Sortir pour me réchauffer. Encore des feuilles, encore des fleurs, souffler sur mes doigts gelés ( petite pâquerette à l’ombre de la beauté)


Le temps passera
du chaud au froid, du doux au
roide, du retour
vers soi, aux abysses du
monde et des mains trop froides
*d’abord publié en mai 2017, revu en mai 2019

Je tisserai des liens, des fils tremblants, dans l’air frais de la rivière, des traits de lumière, des tentatives d’airain, des riens, des sortes d’aimants, de doigts cherchant une histoire solaire.

Dans la lenteur de l’air
l’écorce des blessures légères
se brise plus facilement
*d’abord publié en mai 2018, revu et corrigé en mai 2019