photo: Taverna, Mikonos, j’aime les vieux miroirs qui déforment la réalité
Le miroir flou
de verre argenté, une lueur
pas tout à fait moi,
pas tout à fait une autre,
comme une ondulation volée au milieu d’une pensée.
La lumière me floute,
comme la brume sur le loch,
au-dessous les profondeurs inconscientes s’agitent,
les ombres anciennes se lèvent,
la voix douce comme la brise des pins
puis je me fracture dans un millier de moi,
chacun un murmure, une vague
se brisant sur les rivages.
J’atteins,mais le miroir garde ses secrets,un carte de l’invisible,une cartographie des rêvesgravée dans le gel et le brouillard.Ici, dans cet espace liminal,je suis à la fois chercheur et recherché,un errant dans le silence blanc,où les paysages sauvages de l’esprits’étendent au-delà du cadre.
