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what I’ve read : Jonathan Franzen

Nelson, summer 2022, Sylvie GE
Jonathan Franzen made a name for himself with The Corrections, which I read several years ago and greatly appreciated. While reading Crossroads, I remembered that I went to one of his public readings of a book whose title I have forgotten, when I was living in Christchurch, probably because the event was somehow  surreal. Very unlikely event in Christchurch (it is Auckland which generally hosts this kind of literary guests), hardly publicized, I had noticed it by chance. I found myself in a small dark room, with two other people (including somebody who looked like his wife). The author did not take offense of the size of the audience and went on with what he was paid to do, because he perhaps knew that it would allow him to come to the South Island to observe the birds, a passion of his meaning, according to my unscientific criteria, that he must be a decent human being (that being said, a recent poll mentioned in The Guardian, claims that bird watchers are amongst the most boring people, a group I must confess, I am proud to be part of, although in a very amateur way).

Obviously, once one has read a book that struck a chord, the risk of being disappointed by the following one  is high. However, I cannot say that Crossroads disappointed me: it reads well and I could read  substantial passages every evening with pleasure. Franzen masters his writing, his characters are well presented, his reflections on an American family of the 70s, which he observes with acuity and empathy are relevant, but started to get a little tired after 400 pages, which isn't too bad (the book is almost 600 pages long), because I see less need to write really long novels in the times we live in. However, I could not help comparing this very American novel in its form and in its subject (which is not a negative observation) to that of Karl Ove Knaussgaard, another very long book, which contains boring passages which I simply skipped over, but which disturbed me much more than  Franzen's opus (it seems to me moreover that he  has been influenced by  Knausgaard, in the meticulous descriptions of certain moments). The difference between the two lies, I believe, in the fact that Knaussgaard goes further into the entrenchments of literature, whereas Franzen is very classical in his approach to the novel. Neither has more merit than the other, but right now, Knausgaard seems to appeal to me more than Franzen. Worth reading anyway, for all sorts of other reasons.
 

Ce que j’ai lu : Jonathan Franzen

Nelson, ete 2022, Sylvie GE

Ce que j’ai lu

Jonathn Franzen, Crossroads. Le plus récent livre de Jonathan Franzen, ne semble pas être traduit en français pour le moment, mais il le sera sûrement bientôt. Cet auteur s’est fait connaître  avec Les Corrections, que j’ai lu il y a plusieurs années et que j’avais fort apprécié. En lisant Crossroads, je me suis d’ailleurs souvenu que j’étais allée à l’une de ses lectures publiques d’un ouvrage dont j’ai oublié le titre, lorsque je vivais à Christchurch, probablement parce que l’événement avait quelque chose de surréel. Très peu probable, comme événement à Christchurch (c’est Auckland qui accueille généralement ce genre de visite),  peu publicisé, je l’avais noté un peu par hasard. Je me suis retrouvée dans une petite salle obscure, avec deux autres personnes (dont probablement sa femme). L’auteur ne se formalisa aucunement de la taille de l’auditoire et s’exécuta, car il savait  peut-être que cette tâche lui permettrait de venir dans l’île du Sud pour y observer les oiseaux, une  de ses grandes passions signifiant, selon mes critères pas du tout scientifiques,  qu’il est un être humain décent (cela étant dit, un sondage récent, mentionné dans The Guardian,  affirme que les observateurs d’oiseaux sont vus comme des gens très ennuyeux, ça ne me dérange pas du tout d’en faire partie, bien qu’en dilettante !).

Evidemment, lorsqu’on lit un livre  qui nous enthousiasme plus particulièrement, le risque d’être déçu par le suivant du même auteur est élevé. Je ne peux pas cependant pas dire que Crossroads de  m’a déçu : il se lit bien et j’en ai lu un passage substantiel tous les soirs avec plaisir. Franzen maîtrise son écriture, ses personnages sont bien campés, ses réflexions  autour d’une famille américaine des années 70, qu’il observe avec acuité et empathie sont pertinentes. J’ai commencé à trouver le temps long après 400 pages, ce qui n’est pas si mal (le livre en a presque 600) car je vois moins le besoin d’écrire de très longs romans à notre époque. Je n’ai cependant pu m’empêcher de comparer ce roman très américain dans sa forme et dans son propos (ce n’est pas un constat négatif) à celui de Karl Ove Knaussgaard, un livre également très long, qui contient des passages ennuyeux que j’ai tout simplement escamotés, mais qui m’a beaucoup plus  troublé que le dernier livre de  Franzen (qui me semble d’ailleurs avoir été influencé par  Knausgaard, dans les descriptions minutieuses de certains moments). La différence entre les deux réside, je crois, dans le fait que Knaussgaard va plus loin dans les retranchements de la littérature, alors que Franzen est très classique dans son approche du roman . L’un n’a pas plus de mérite que l’autre, mais en ce moment, Knausgaard semble m’interpeller davantage que Franzen. A lire tout de même, pour toutes sortes d’autres raisons.

Literary gossips

Botanical garden, Nelson 2021, Sylvie GE
I received two books as a gift, first the latest John Banville, April in Spain, in which the character of Quirke, part of the detective fiction series written by Banville under the assumed name Benjamin Black, returns with a new adventure in Spain. Reviews are generally good and the publication of this book prompted an interview with the rather elusive author. He said writers are monsters taking everything around them to write (okay enough with that), whatever needs to be done  for a good paragraph! He lives in his bubble away from controversy and praise towards him, in love with the silence created by the pandemic. The other book, ordered, but not yet arrived, the latest Jonathan Franzen. I had liked Correction very much, but hadn't read anything from him since. He too lives more or less isolated from the world, sharply criticized when he refused the invitation of Oprah Winfrey to appear on her bookclub (he was considered quite snobbish), which would have actually made him a lot of money. As for me, someone who loves birds as much as he does, cannot be that bad. At the moment, I am reading the lates Patricia Lockwood, who is on the shortlist for the booker prize (I got it from the library which, in itself, is a miracle). So far, I like what I read.  Finally, I have no idea how I came across this information about Lionel Shriver, whom I have spoken about twice on this blog (a book critical of the American healthcare system and another more or less about l 'money), which I like sometimes, for some reason, and sometimes not at all. In 2013, her exercise routine consisted of 130 push-ups, 500 sit-ups and 3,000 jumping jacks. This is how she ruined her knees among other things. I have to thank her for showing me what not to do.

Potins litteraires.

jardin botanique, Nelson, printemps 2021, Sylvie GE

Potins littéraires. J’ai reçu deux livres en cadeau, d’abord le dernier John Banville, April in Spain, dans lequel le personnage de Quirke, faisant partie de la série de fiction détective écrite par Banville sous le nom d’emprunt Benjamin Black, revient avec une nouvelle aventure en Espagne.  Les critiques sont bonnes de manière générale la parution de ce livre a donné lieu à un entretien avec l’auteur plutôt avare d’apparitions publiques. Il a dit que les écrivains sont des monstres  s’emparant de tout ce qui les entoure pour écrire (assez d’accord avec cela), et il persiste et signe encore une fois, n’importe quoi pour un bon paragraphe ! Il vit dans sa bulle à l’écart des controverses et des louanges à son égard, amoureux du silence créé par la pandémie. L’autre livre, commandé, mais pas encore arrivé, le dernier Jonathan Franzen. J’avais beaucoup aimé Correction, mais n’avais plus rien lu de lui depuis. Lui aussi vit plus ou moins à l’écart du monde, vivement critiqué lorsqu’il avait refusé l’invitation d’Oprah Winfrey à son Book club (on le trouvait assez snob), qui lui aurait en fait rapporté beaucoup d’argent. Quant à moi, quelqu’un qui aime les oiseaux autant que lui ne peut-être entièrement mauvais. En ce moment je lis la plus récente parution de Patricia Lockwood, en nomination pour le Booker (j’ai obtenu le livre à la bibliothèque, un miracle en soi). Finalement, je n’ai aucune idée comment je suis tombée sur cette information à propos de Lionel Shriver, dont j’ai parlé à deux reprises sur ce blog (un livre critique du système de santé américain et un autre portant plus ou moins sur l’argent), que j’aime parfois, pour certaines raisons, et parfois pas du tout. En 2013, sa routine d’exercice était composée de 130 pompes, 500 sit-ups et de 3000 jumping jacks. C’est ainsi qu’elle a ruiné ses genoux entre autres choses. Je dois la remercier pour m’avoir fait voir ce qu’il ne faut pas faire.