
je suppose que c’est pour cela, que je me suis levée de bonne heure, pour voir ce moment paisible, cette absence de traces, ce rien sur la rivière, et solitaire sur le seuil, un arbuste qui espère.

je suppose que c’est pour cela, que je me suis levée de bonne heure, pour voir ce moment paisible, cette absence de traces, ce rien sur la rivière, et solitaire sur le seuil, un arbuste qui espère.

je m’enfuyais sans faire de bruit, sans rien qui craquait, personne ne me voyait. Je n’avais pas songé aux traces que je laisserais.

dans le froid qui craque
respiration à rebours
du matin, la vie

Un changement brusque de scène pour les mois qui viennent, au Québec pour quelques mois, j’observerai la beauté de l’hiver, souvent de l’intérieur. Toujours le même sentiment d’être enveloppée de silence, lorsque la neige arrive, un peu comme dans le désert.