photo: Motueka, Golden Bay, Sandspit, faire son chemin comme on peut
Si j’étais une histoire
je serais la mienne
je ne copierais pas celle
des grands flamboyants
elle serait très simple
cela j’en suis certaine
et difficile aussi
bien évidemment
comme marcher au milieu de la nuit
dans une forêt incertaine
sur des sentiers rugueux
mais ce serait la mienne
et la mienne elle resterait
photo : un sentier menant à Ligar Bay, considérée comme l’une des très belle plage de Golden Bay
si j’étais un sentier
je mènerais à la plage
toute l’année
mais surtout l’été
j’épierais les enfants
j’aimerais leurs jeux
et puis les confidences
des plus vieux
chuchotées, ricanées,
je les écouterais
et les protégerais
si j’étais le vent
je vivrais sur la côte
j’inventerais les vagues
déferlant
sur le sable chaud
je sculpterais les dunes
je pencherais les arbres
on m’aimerait l’été
et me détesterait l’hiver
photo : Marahau, jardins venteux
je raconterais l’eau
ses mouvements
son bleu et le sable
l’ombre des nuages
passant sur son dos
puis la lumière du matin
et de l’après-midi
puis je recommencerais
*d’abord mis en ligne en octobre 2022
si j’étais un chemin
je serais de terre et
je m’enfoncerais
dans la forêt
je ne recevrais jamais
tout le monde à la fois
mes invités viendraient
seulement un à la fois
Navigation des articles
My poetic journey through words and image/ Mon journal poetique a travers les mots et les images