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Les oiseaux de mer se pâmaient et gémissaient, énervés, semblait-il, par le spectacle de ce grand bol d’eau, bombé comme une ampoule, bleu métallique, malveillant et rayonnant.
Banville, John (2005), La Mer, p. 3
La mer qui s’étale devant moi tandis que j’écris ne scintille pas, elle brille, sous le soleil fade du mois de mai.
Tsvetaieva, Marina, « Poème de la fin », dans Le Poème de la montagne et Le Poème de la fin, traduit et présenté par Eve Malleret (1984), Lausanne : L’Age d’Homme, p. 26
La vie n’avait pas de fond, il s’agissait d’être prudent,
aller et venir dans une peau comme un bleu auquel il ne faut pas toucher.
Le ciel du côté du balcon pour battre les tapis était tout à fait clair.
Il s’agissait de se procurer de l’argent, d’avoir ce qu’il faut pour vivre.
Il s’agissait d’avoir une chambre, un lit derrière la cuisine
et d’économiser en vue d’une plus grande.
Carpelan, Bo (1969). « La Cour » (extraits). publié dans Vivre en dépit des jours. Trois poètes du Nord, présentés et traduits par Lucie Albertini et Carl Gustaf Bjurström, Paris : Francois Maspero (1977), p. 13
Saint John Perse (1887-1975) est né dans les Antilles françaises où il a vécu jusqu’en 1899, avant d’aller vivre à Pau, en France. Il est plus tard devenu diplomate . Anti-Nazi, Il a dû fuir la France de Vichy en 1940. Il a obtenu le prix Nobel de literature en 1960. Je lis sa poésie avec un plaisir sans cesse renouvelé.