Ce qu’en anglais on appelle gentiment « small-talk » (une expression que j’aime beaucoup) ou l’échange de banalités n’est pas mon point fort, mais à Tahuna (plage de Nelson), je m’y prête sans trop de difficulté lors de mes rencontres avec de plus en plus de baigneuses ( des femmes, à 99.5%) qui étirent leur saison de baignade habituelle pendant l’hiver. Nous partageons nos connaissances sur la température de l’eau, plus ou moins froide aujourd’hui qu’hier, plus ou moins froide cette année que l’année dernière, plus ou moins froide à marée haute ou basse, sa qualité (meilleure en hiver, moins bonne après la pluie), si la dite baigneuse se plonge la tête dans l’eau ou non, si elle vient tous les jours, quelle que soit la température, ou non, la différence que le soleil fait lorsque l’on est dans l’eau froide ou lorsque l’on sort de l’eau, comment on nage, vers l’horizon si on est une bonne nageuse (pas moi) ou si on nage en parallèle avec la grève, particulièrement si l’on est seule. Tout ce bavardage sans conséquence et sans direction me va.