
Si j’avais une maison, elle serait blanche et de pierre, contre le ciel tout gris, elle regarderait la mer et me protégerait des intempéries.

Si j’avais une maison, elle serait blanche et de pierre, contre le ciel tout gris, elle regarderait la mer et me protégerait des intempéries.

Déjà empêtrée dans les résolutions de la nouvelle année, ne rêve plus que de m’en échapper. La satisfaction vaut mieux que les résolutions.

La saison a été bonne. On recommencera bientôt. Soupirs de satisfaction en attendant que le poisson revienne, que la tension s’éteigne, que le désir reprenne, que les souvenirs déteignent dans les saisons amènes.

Je savais ce qui allait tomber de tes lèvres en ce temps des fêtes, je voyais venir le torrent, j’avais un peu peur du temps, dehors, mais encore plus en dedans. J’espérais du courage, je n’ai eu que la main.

J’avais envie d’intituler ce billet « 50 teintes de gris », mais j’ai résisté à la tentation, bien que ce soit ce que je me suis dit en voyant ce ciel. Qui a dit que le gris est triste ? J’aime ce paysage intense qui ne laisse aucune place pour penser à autre chose. Une sorte de méditation visuelle, d’exercice de « mindfulness » sans effort. On n’a qu’à regarder.
L’autre jour, c’est le vent qui m’a fait le même effet. Les vagues s’écrasaient furieusement contre les murs de pierre, le vent soufflait avec une force que je n’avais jamais vue auparavant, tellement fort, qu’il prenait toute la place. j’ai même dû m’accrocher à un certain moment, car je craignais de m’envoler, mais je ne pouvais résister à la tentation d’admirer les vagues. Je suis rentrée de mon périple, ravie, la tête pleine de pensées et d’air frais.