Archives par mot-clé : ombre

#4134 poesie*

journal poetiquepoesie visuelle

Photo : il n’y a rien de tel qu’une belle porte fermée pour attirer l’attention de mon appareil photo, si symbolique de notre ombre, du moins à mes yeux, celle-ci à Ollantayambo, à côté de la Vallée Sacrée, au Pérou.

On riait pour faire simple

car nous savions tout ce qu’il fallait

faire et dire mais

lorsque l’on ouvrirait la porte de l’ombre

oubliée, négligée

depuis trop d’années

on trouverait  la clé de la nuit

les yeux grands ouverts,

à se demander  « et si? » « et si? ».

*d’abord mis en ligne en 2025, revise en 2026

#4223 poeme en prose

photo: les feuilles parlent la langue de la température. Dans toute leur gloire automnale, elles m’annoncent le froid.

la lumière s’incline comme une vérité un peu coupable de sa rudesse, tandis que les feuilles tombent avec brio. Pourquoi mon ombre tire-t-elle sur ma manche pour me faire des confidences, me rappeler de vieilles histoires que j’avais si bien enterrées ? Nous faisons tout de même la paix le temps de froisser quelques feuilles dans les derniers rayons de lumière.

#4171 poesie

photo: anthropomorphisme aigu de ma part, chaque fois que j’aperçois un huîtrier, occupé, absorbé dans ses proppres pensées

il manquait quelque chose

la confiance je crois,  d’arriver à libérer la voix

qui remontait de l’ombre

pour engouffrer le passé

et passer à autre chose

grâce à sa propre voix

mais on la cherche toujours

même quant on croit

qu’elle parle déjà fort et droit.

#4150 poesie

photo: San Pedro, Chili, désert d’Atacama, lorsque les pierres parlent…

La lumière tombe comme une pensée  sur le silence des  pierres froides

Seulement moi  et l’écho des siècles

le vent discret se fraie un chemin par la fenêtre ouverte

La solitude, mon amie me parle  et me façonne dans   la cathédrale du silence

#4201 poesie

photo: de toute évidence, un échec technique, une tentative de prendre de jolis canards en photo, mais j’aime le rendu tout de même, le jeu de lumière et d’ombre doré,  l’enchevêtrement des branches donnant une impression de fouillis, un peu comme parfois dans la vie lorsque l’on se demande si l’on n’a jamais compris le mode d’emploi. 

nous allons parfois ensemble quelque part

nous nous croisons parfois sans nous voir ou

nous allons parfois dans la même direction sans le savoir