
Je tisserai des liens, des fils tremblants, dans l’air frais de la rivière, des traits de lumière, des tentatives d’airain, des riens, des sortes d’aimants, de doigts cherchant une histoire solaire.

Je tisserai des liens, des fils tremblants, dans l’air frais de la rivière, des traits de lumière, des tentatives d’airain, des riens, des sortes d’aimants, de doigts cherchant une histoire solaire.

Elle insiste pour ajouter quelques minutes à sa ligne de vie, quelques jours peut-être, de bonne vie, mais elle a trop à faire, trop à dire, ou bien trop de choses, de bagage, de passé à élaguer.

Elle marche entre les branches d’un après-midi, houleux du dedans, étrange du dehors : une épaisseur dans l’air, une promesse d’hiver (on ne peut pas toujours vivre au printemps), il faut bien que la terre se fige, qu’elle se répare de temps en temps.

sourire du bout des doigts pour couvrir le chaos du monde, en apercevant de loin plus d’échecs que de victoires, ou bien le contraire, j’ai oublié (je ne parle guère aux dieux après le petit-déjeuner).

Tu vandalises les pensées de tes voisins de table, en faisant semblant de jouer sur ton téléphone, un peu honteux de dérober la vie des autres (mais jamais très longtemps).