Archives du mot-clé Espagne

le pas fragile sur le pont

Ronda, el puente nuevo, novembre 2019, canon, Sylvie GE

J’avançais en hésitant

le pas fragile lancinant

les yeux presque fermés

et c’est ainsi qu’on tombe

entre le ciel et l’eau qui fonce

dans les rochers fendus par la terre

qui tremble mais 

les vieilles passent le regard bienveillant

elles voient très loin dans l’âme

des passants vacillants

et elles ont mieux à faire

que s’éloigner en riant

(mais j’en ai mis du temps à traverser la route)

J’avançais en hésitant

le pas fragile vacillant

les yeux presque fermés

et c’est ainsi qu’on tombe

entre le ciel et l’eau qui fonce

dans les rochers fendus 

par la terre qui tremble mais

les vieilles passent 

le regard bienveillant

elles voient très loin dans

l’âme des passants

et ont mieux à faire que s’éloigner en riant

(j’en ai mis du temps à traverser la route)

Derniere soiree a Seville

Santa Cruz, Sevilla, novembre 2019, canon, Sylvie GE

J’avais abandonné l’idée de voir un spectacle de flamenco authentique, mais voilà que juste avant notre départ, un petit bar du voisinage (pas recomandé par tripadvisor, comme celui de la photo) publicise une soirée flamenco qui semble sans prétention. La soirée fut mémorable ! les spectateurs venaient uniquement du coin (nous étions les seuls touristes). Nous n’avons vu que la première partie en chants et guitare. Je ne sais pas si les artistes qui étaient là étaient des virtuoses, mais le petit groupe de spectateurs qui les observait ne manquait pas de marquer son appréciation avec des olé ! L’émotion était au rendez-vous encore une fois. Je n’avais pas apporté mon appareil-photo. J’aurais pu prendre quelques photos avec le téléphone, mais j’ai préféré goûter chacun des moments de cette soirée, un peu trop courte. 

Sevilla

Cathedrale de Sevilla, Espagne, novembre 2019, canon, Sylvie GE

LG et moi sommes montés tout en haut de cette tour faisant partie de la cathédrale de Seville, pas besoin de gym aujourd’hui. On y voit toute la ville (plutôt ennuagée le jour de notre visite). Considérée par beaucoup comme l’une des plus belles cathédrales au monde, la cathédrale de Seville, dont la construction s’est échelonnée sur plusieurs siècles a tout ce qu’il faut pour impressionner le visiteur. Quant à moi, bien que je voie la splendeur architecturale de l’endroit, je m’y sens écrasée.  Je préfère me perdre dans les petites rues de la vieille vieille ville, sentir l’odeur des tapas et regarder dans les vitrines le travail magnifique des artisans. Je n’ai jamais vu autant de cafés, de bars et de restaurants qu’à Séville. La vie se passe surtout à l’extérieur, bien qu’il fasse un peu froid. Il y aura sans doute quelques arrêts « tapas » et quelques verres de vin espagnol dans les jours qui viennent. 

L’inquisition dans la bibliotheque

 

Oh, monsieur, s’écria la nièce, votre sainteté  devrait les  [les livres] brûler comme les autres. Car une fois guéri de sa maladie chevaleresque, il risque de lire ces livres et de vouloir devenir berger, errer dans les bois et les champs, chanter, jouer du pipeau ou, pire encore, devenir poète,  et cette maladie est incurable et contagieuse, dit-on.

 

Traduit de l’anglais, Cervantes, Miguel de, Don Quixote, traduit (en anglais) par J.M. Cohen, 1950, p. 61