photo : jardin botanique de Nelson, reflets
… et parfois c’est le miroir qui est infidèle
qui déforme la réalité, c’est pourquoi, crois-moi
vaut mieux inverser le sens du regard disait
quelqu’un que j’avais envie d’écouter
photo : jardin botanique de Nelson, reflets
… et parfois c’est le miroir qui est infidèle
qui déforme la réalité, c’est pourquoi, crois-moi
vaut mieux inverser le sens du regard disait
quelqu’un que j’avais envie d’écouter
photo : le printemps à Nelson et ma nouvelle lentille
On parlerait un peu des yeux et les mots auraient le courage de raconter nos voeux de voyage. Il y aurait des silences qui seraient légers, puis on se ferait nos adieux, pour la dernière fois? On ne savait pas.
dans un sens ou dans l’autre
seul ou avec les autres
nous marchons
J’ai tendance à préférer l’automne au printemps, mais cette année le printemps m’a particulièrement mise en joie. Je remarque davantage l’explosion de couleurs dans les arbres et les jardins, le vert tendre des nouvelles feuilles. Ce que je guette cependant avec impatience, chaque année, est l’arrivée des canetons au jardin botanique et dans la rivière Matai. Quelques semaines avant leur arrivée, l’on sait que quelque chose se passe lorsque les canards se perchent dans les arbres et font grand bruit, dans ce qui ressemble à des disputes domestiques. Ensuite je les aperçois enfin, la plupart du temps en compagnie d’une baby-sitter, il y en avait au moins une douzaine cette année, tous plus mignons les uns que les autres. Je surveille leur évolution de près en allant au jardin botanique. Mais ils grandissent trop vite et j’ai constaté avec consternation, il y a quelques jours, que la plupart des mignons petits canards étaient déjà au bord de l’âge ingrat de l’adolescence. Ils perdaient leurs jolies plumes duveteuses et ressemblaient de plus en plus aux adultes. Mais en regardant de plus près, je me suis rendu compte qu’il y avait en fait une grande variété dans la croissance des canetons, des plus mignons (photo) aux presque adultes, donc je pourrai profiter encore un peu des petites boules duveteuses printanières.
j’imposerai le silence
dans l’insolence du dimanche
qui laisse les tondeuses
déranger le calme de l’air
pour protéger le vert tendre
de la douceur du printemps