si j’étais le vent
je vivrais sur la côte
j’inventerais les vagues
déferlant
sur le sable chaud
je sculpterais les dunes
je pencherais les arbres
on m’aimerait l’été
et me détesterait l’hiver
si j’étais le vent
je vivrais sur la côte
j’inventerais les vagues
déferlant
sur le sable chaud
je sculpterais les dunes
je pencherais les arbres
on m’aimerait l’été
et me détesterait l’hiver
le vent de la nuit faisait
des vagues dans le noir
mais le troubble des nuages
au matin balayé,
les tempêtes incrustées
revenaient et
toujours reviennent
même anciennes
Aujourd’hui. Le vent. Vient troubler la cadence de l’eau, il ajoute du blanc au turquoise de la mer, qui se cambre, divague, dérive et se fraie un chemin jusqu’à mon esprit, qui se calme, enfin.
quand on vit sur cette île
on suit les tendances du vent
on cherche les histoires premières
ce qu’on veut laisser derrière soi :
des traces fragiles
le velours qui s’échappe des mots
rien qui ne fasse du bruit