
Le début de la fin
depuis le début du jour.
La fin du début
tout ce qui n’est plus
une beauté tremblante
se fige dans les flaques d’eau

Le début de la fin
depuis le début du jour.
La fin du début
tout ce qui n’est plus
une beauté tremblante
se fige dans les flaques d’eau

les instants s’écoulent
sans tenir compte du Temps
l’instant, comme une goutte
le temps comme l’océan
l’un à l’autre, indifférents

Il était important, pour moi, de voir une trace, de voir ta trace, dans la boue de la marée descendante, et je souhaitais, naïvement, qu’elle restât là, s après la marée montante, éternellement, honnêtement, naïvement.

Il fait bon de passer quelques jours dans une ville qui proclame que l’on a besoin de la poésie. Abertawe (Swansea), le lieu de naissance de Dylan Thomas (oui, lui, encore une fois), dont il a dit qu’elle était « a pretty ugly town » (un jeu de mots difficile à traduire en français, puisque « pretty » a le sens de « jolie » et de « assez », donc « assez laide » ou « jolie laide »), qui traduit admirablement bien ce que l’on ressent à Abertawe. La ville a été reconstruite en hâte après avoir été rasée pendant la seconde guerre mondiale, et cela se sent un peu partout. On peut tout de même avoir une idée de ce qu’elle a été grâce à quelques bâtiments et la trace indéniable de Dylan Thomas, qui y est né, et référencé un peu partout dans la ville : le Centre Dylan Thomas, le théâtre, les citations, etc., lui confère un charme indéniable, du moins à mes yeux. C’est sans compter la marina, le bord de mer et Mumbles, au début de ce que l’on appelle les Gowers, une série de baies, plus magnifiques les unes que les autres. Et une ville qui ne craint pas d’affirmer que le monde a besoin de poésie me fera toujours sentir la bienvenue.

Quelque part entre Londres et Nelson, après quelques jours à Swansea, dernière étape du voyage. J’ai hâte au soleil et au retour à la routine. Dans les jours qui viennent, quelques billets sur Swansea.